Les roues du carrousel
sont en bois. Elles se doivent de rouler dans un profilé rempli
d’eau afin de minimiser la rétraction du bois et ainsi éviter
des bris irréparables.
Chaque cadran de la plate-forme comporte une gondole
précédée de deux groupes de trois chevaux,
pour un total de 4 gondoles et 24 chevaux. Le nom « Galopant » lui
a été attribué en raison de l’effet
de galop que produisent les mouvements des chevaux et des gondoles
grâce à un mécanisme ingénieux.
La première gondole est unique et représente
un ange ailé tenant des rênes. La seconde possède
un baldaquin supporté par des profils de nymphes. La troisième
présente une figure de proue qui représente une
femme tenant un flambeau. La dernière gondole, la quatrième,
est caractérisée par son baldaquin qui repose sur
des montants ornés d’arabesques.
Les chevaux de bois sont fabriqués de plusieurs
pièces de bois assemblées de façon précise
et au moyen de chevilles de bois et de colle de lapin.
Tous les éléments de décor
ont été réalisés en Belgique par
un sculpteur du nom de Jules Moulinas
L’orgue, qui se veut un orchestre miniature,
repose sur son chariot d’origine. L’engin fournissait à l’époque
l’énergie requise pour actionner un soufflet de
cuir qui assurait à son tour le fonctionnement de son
mécanisme, des divers instruments ainsi que des flûtes
de bois.
Cet orgue utilisait une musique inscrite sur des
cartons perforés reliées les uns aux autres au
moyen d’un adhésif spécial. Une chanson nécessitait
48 cartons.
L’orgue du Galopant mérite
bien le nom d’orchestrion que l’on donne parfois à ce
genre d’instrument de musique car, avec ses 89 clefs de
touche qui activaient 327 flûtes, 2 tambours, une cymbale
et 2 claquettes, le son qui en sortait ressemblait en effet à celui
d’un orchestre.
La musique actuellement utilisée est la
même que les cartons perforés utilisés en
1967. Il s’agit cependant d’un enregistrement, puisque
l’orgue n’a pas été remis en fonction
vu la grande complexité que ceci impliquerait. |