Le Galopant est composé d’un engin à vapeur et d’une cheminée qui agit en tant qu’axe de rotation et qui sert de support pour la toiture du carrousel. À l’origine, le moteur à vapeur entraînait les rayons de la toiture par des roulements à billes, et, grâce à cet effet de rotation et à des tiges de traction, les voitures étaient guidées sur les rails. Sous chacune de ces voitures, les essieux servaient à transmettre le mouvement aux chevaux et aux gondoles. Bien que le moteur à vapeur soit toujours en place et visible, le carrousel fonctionne aujourd’hui grâce à un moteur électrique.

 

Une roue

 

Mécanique
du Galopant

 

L’Orgue

Les roues du carrousel sont en bois. Elles se doivent de rouler dans un profilé rempli d’eau afin de minimiser la rétraction du bois et ainsi éviter des bris irréparables.

Chaque cadran de la plate-forme comporte une gondole précédée de deux groupes de trois chevaux, pour un total de 4 gondoles et 24 chevaux. Le nom « Galopant » lui a été attribué en raison de l’effet de galop que produisent les mouvements des chevaux et des gondoles grâce à un mécanisme ingénieux.

La première gondole est unique et représente un ange ailé tenant des rênes. La seconde possède un baldaquin supporté par des profils de nymphes. La troisième présente une figure de proue qui représente une femme tenant un flambeau. La dernière gondole, la quatrième, est caractérisée par son baldaquin qui repose sur des montants ornés d’arabesques.

Les chevaux de bois sont fabriqués de plusieurs pièces de bois assemblées de façon précise et au moyen de chevilles de bois et de colle de lapin.

Tous les éléments de décor ont été réalisés en Belgique par un sculpteur du nom de Jules Moulinas

L’orgue, qui se veut un orchestre miniature, repose sur son chariot d’origine. L’engin fournissait à l’époque l’énergie requise pour actionner un soufflet de cuir qui assurait à son tour le fonctionnement de son mécanisme, des divers instruments ainsi que des flûtes de bois.

Cet orgue utilisait une musique inscrite sur des cartons perforés reliées les uns aux autres au moyen d’un adhésif spécial. Une chanson nécessitait 48 cartons.

L’orgue du Galopant mérite bien le nom d’orchestrion que l’on donne parfois à ce genre d’instrument de musique car, avec ses 89 clefs de touche qui activaient 327 flûtes, 2 tambours, une cymbale et 2 claquettes, le son qui en sortait ressemblait en effet à celui d’un orchestre.

La musique actuellement utilisée est la même que les cartons perforés utilisés en 1967. Il s’agit cependant d’un enregistrement, puisque l’orgue n’a pas été remis en fonction vu la grande complexité que ceci impliquerait.